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Assureurs, courtiers, experts

Des dossiers d’inventaire qu’on peut vérifier

Recense aide l’assuré à constituer, avant le sinistre, un état de pertes où chaque objet porte sa valeur, la source de cette valeur et ses preuves datées. Vous contrôlez le fichier vous-même, dans votre navigateur, sans compte.

Le constat

Aujourd’hui, la preuve repose sur l’assuré

Voici ce que disent des sources publiques. Nous n’avons trouvé aucun chiffre public sur la part des litiges due à des justificatifs manquants : nous n’en avançons aucun.

  • Les assureurs demandent déjà ces preuves

    La MAIF conseille de garder les factures et d’apporter une photo ou une vidéo des biens « en situation » avant le sinistre, qui « sert de preuve d’existence ». Matmut conseille de noter ses objets pièce par pièce, avec année d’achat, provenance, prix initial et état.

  • Une valeur sans justification se conteste dans les deux sens

    Matmut met en garde contre un capital sous-estimé, qui expose à une sous-indemnisation, comme surestimé, qui expose à un soupçon de fraude. L’article L121-5 du Code des assurances applique la règle proportionnelle quand la valeur dépasse la somme garantie au jour du sinistre.

  • Pas de format commun, à notre connaissance

    Nous n’avons trouvé ni modèle d’inventaire publié par France Assureurs, ni format de tableau attendu par les experts. Service-public.gouv.fr liste ce que contient une déclaration : coordonnées, numéro de contrat, nature et date du sinistre, état estimatif des meubles et objets.

55 %

Refus d’indemnisation

Le refus d’indemnisation domine les saisines du médiateur

En 2025, « refus d’indemnisation » est le motif de 55 % des saisines recevables de la Médiation de l’Assurance ; « contestation d’expertise » en représente 4 %. Les contrats multirisques habitation forment 33 % des saisines en assurance de biens et de responsabilité.

Le rapport ne dit pas quelle part de ces refus vient de preuves manquantes : ce chiffre décrit le contentieux, pas la cause.

Ce que vous recevez

Un état de pertes qui se lit ligne par ligne

Un PDF pour la lecture, un fichier Excel pour le traitement, un dossier de preuves pour le contrôle. Les mêmes colonnes dans les trois.

Trois statuts de preuve, jamais mélangés

  1. Détecté

    Repéré par l’IA dans la vidéo, pas encore relu par l’assuré. Il n’apparaît jamais dans l’export.

  2. Estimé

    Confirmé par l’assuré, sans justificatif de valeur. Le montant porte « ≈ » et sa source.

  3. Prouvé

    Un justificatif de valeur est rattaché avec son montant : facture, ticket, bon de livraison ou de garantie, certificat, estimation antérieure.

« Prouvé » veut dire qu’un justificatif est joint, pas que la valeur est expertisée.

  • Une ligne par objet

    Pièce, désignation, marque, modèle, quantité, date d’acquisition, valeur d’acquisition, valeur de remplacement estimée, source de la valeur, statut de preuve, justificatifs.

  • Une valeur, sa source, sa date

    La valeur de remplacement dit d’où elle vient : facture, saisie de l’assuré, catalogue ou estimation. Le total précise ce qu’il contient et la part prouvée.

  • Des preuves horodatées et signées

    Chaque photo ou justificatif est reçu avec son empreinte SHA-256 et un reçu signé de la date de réception. Le reçu prouve la réception, pas la date de prise de vue.

  • Une empreinte que vous recalculez

    L’assuré reçoit l’empreinte de son export. Vous la recalculez sur le fichier reçu, sans compte et sans nous envoyer le fichier.

  • Un Excel exploitable

    Les montants sont des nombres que l’on additionne. Les textes restent des textes : un nom d’objet qui ressemble à une formule ne s’exécute pas.

  • Deux mentions fixes

    Chaque export rappelle que les valeurs sont déclarées par l’assuré et que l’expert de l’assureur fixe l’indemnisation, et qu’aucune vétusté n’y est appliquée.

L’exemple

Un dossier d’exemple, entièrement fictif

Produit par le code d’export réel, avec des données inventées et marquées « EXEMPLE » sur chaque page. Les empreintes affichées sont celles des fichiers publiés : glissez un fichier dans l’outil de vérification pour les contrôler.

EXEMPLE — données fictives : assureur, assuré, adresse, objets et montants sont inventés.

Comme une signature du fichier : si un seul caractère change, l’empreinte change. Elle permet de prouver que le fichier n’a pas été retouché.

L’état de pertes

  • État de pertes (PDF)

    Tableau des objets puis une fiche par objet, avec l’empreinte de chaque pièce jointe.

    Empreinte numérique (SHA-256)

    Voir l’empreinte complète16a9ee472093d40ebd0f6b047413ebb3ea3de78ddb43e4741ee466c234adc3e7
    exemple-etat-de-pertes.pdf · 16 KoTélécharger État de pertes (PDF)
  • État de pertes (Excel)

    Toutes les colonnes, une ligne par objet, montants numériques.

    Empreinte numérique (SHA-256)

    Voir l’empreinte complète72a7e461df3f900534583a78fedce0a9e47ddbe9155f9782d87bb0b8ed50623c
    exemple-etat-de-pertes.xlsx · 9 KoTélécharger État de pertes (Excel)

Le dossier de preuves

  • Dossier de preuves (ZIP)

    Photos et facture fictives rangées par pièce et par objet, avec le manifeste en première entrée.

    Empreinte numérique (SHA-256)

    Voir l’empreinte complètec10618d00406b34c2ca7a5020731b44fc49ea8c82703d577be5e1f17737331c8
    exemple-dossier-preuves.zip · 33 KoTélécharger Dossier de preuves (ZIP)
  • Manifeste (texte)

    La liste des pièces avec leur empreinte et leur reçu signé : à déposer dans l’outil.

    Empreinte numérique (SHA-256)

    Voir l’empreinte complèteb53c1f7a123709767670e4bb9bc8703a1115e6089600a031cdaaa5801164309a
    exemple-MANIFESTE.txt · 2 KoTélécharger Manifeste (texte)

Jeux d’essai de la vérification

  • Clé publique d’exemple

    Clé de démonstration, sans valeur : ce n’est pas la clé de production.

    Empreinte numérique (SHA-256)

    Voir l’empreinte complètedc42a568f74024d0f5efb1c72d3910402c03c8cef3aec2c991d149b4c9c752ec
    exemple-cle-publique.pem · 1 KoTélécharger Clé publique d’exemple
  • Reçu valide

    Un reçu signé avec la clé d’exemple : l’outil doit répondre « valide ».

    Empreinte numérique (SHA-256)

    Voir l’empreinte complètea3d45d81fb3ce12a9f10ad770ae9fe7213c0e327fc448783be2badd71f367bb8
    exemple-recu-valide.json · 1 KoTélécharger Reçu valide
  • Reçu modifié

    Le même reçu avec la date décalée d’une seconde : l’outil doit répondre « invalide ».

    Empreinte numérique (SHA-256)

    Voir l’empreinte complètef91b2ef0ecd626932088f66b58cc60073fa563ded847354b5b1eb6fc24044b3a
    exemple-recu-invalide.json · 1 KoTélécharger Reçu modifié
Contrôler ces empreintes

Comment vérifier

Trois gestes, aucun compte

Le contrôle se fait dans votre navigateur. Pendant le calcul, la page n’émet aucune requête : c’est testé.

  1. Récupérez l’empreinte

    L’assuré reçoit l’empreinte SHA-256 de son export par e-mail ; le PDF imprime celle de chaque pièce jointe.

  2. Glissez le fichier

    Export, photo, manifeste, reçu ou clé publique : le calcul est local, le fichier n’est jamais envoyé.

  3. Lisez le résultat

    Identique ou différent. Pour un reçu : valide, invalide ou format inconnu, avec l’explication.

  • Ce que prouve un reçu valide

    • Recense a reçu un fichier de cette empreinte à cette date, à son horloge.
    • Ces informations n’ont pas été modifiées depuis la signature.
  • Ce qu’il ne prouve pas

    • La date de prise de vue : elle est seulement déclarée par le téléphone.
    • Que l’objet appartient à l’assuré, ni que sa valeur est juste.
    • Un horodatage électronique qualifié : ce n’en est pas un.

Les limites

Ce que Recense n’est pas

Dit clairement, parce que c’est ce que vous attendez avant de regarder le reste.

  • Pas un expert

    Une estimation n’est pas une expertise. L’expert de l’assureur fixe l’indemnisation ; chaque export le rappelle.

  • Pas un conseil

    Aucun conseil sur un contrat, un capital à garantir ou un assureur. Les outils calculent et renvoient à leurs sources.

  • Pas une promesse

    Aucune indemnisation, aucune validité auprès d’un assureur donné n’est promise à l’assuré.

  • Pas une grille de vétusté

    Aucune vétusté n’est appliquée dans l’export : c’est votre grille qui s’applique.

  • Pas d’accès à vos dossiers

    Vous ne voyez que ce que l’assuré choisit de vous transmettre. Les données sont chiffrées par utilisateur.

  • Pas un horodatage qualifié

    Le reçu prouve la réception par Recense à son horloge. Un horodatage qualifié reste une option à l’étude.

Travailler avec nous

Relire, diffuser, ou simplement nous dire ce qui manque

Nous cherchons des assureurs, courtiers et experts qui regardent notre format avec leur pratique. Aucun partenariat n’est annoncé aujourd’hui.

  • Relire le format

    Dites-nous quelles colonnes, quelles mentions ou quelles preuves manquent. Nous vous disons ce que nous en faisons.

  • Diffuser un lien d’origine

    Un lien porte votre origine. Vous ne voyez jamais le contenu d’un inventaire ; les comptages que nous pouvons vous restituer se définissent ensemble.

  • Transmettre un contact

    Sur demande de l’assuré et avec son consentement explicite, nous pourrions transmettre ses coordonnées à un professionnel : transmission seule, rémunération forfaitaire annoncée, sans conseil ni comparaison ni recommandation d’un contrat. Cette modalité reste fermée tant qu’un avis juridique ne l’a pas validée.

Parler d’un partenariat

Questions d’assureurs, de courtiers et d’experts

Faut-il un compte pour vérifier un fichier ?

Non. La vérification se fait dans votre navigateur, sans compte et sans envoi de fichier. Le seul appel éventuel, sur un bouton explicite, télécharge la clé publique de signature.

Voyez-vous les inventaires de nos assurés ?

Non. Les données sont chiffrées par utilisateur et aucun écran d’administration n’en affiche le contenu. Vous recevez ce que l’assuré choisit de vous transmettre.

L’export remplace-t-il notre formulaire de déclaration ?

Non. Il en est un complément : il rassemble les objets, leurs valeurs et leurs preuves dans un format lisible et contrôlable. Votre formulaire et votre expert gardent leur rôle.

Quels formats pour nos outils ?

PDF, Excel, dossier de preuves ZIP avec manifeste, et CSV pour l’inventaire complet. Il n’existe pas d’API pour les assureurs à ce jour.

Que vaut un reçu signé ?

Il prouve que Recense a reçu un fichier de cette empreinte à cette date, selon son horloge. Il ne prouve ni la date de prise de vue, ni la valeur, ni l’appartenance. Ce n’est pas un horodatage qualifié.

Sources

Chaque fait cité renvoie à une page officielle ou d’assureur que nous avons lue, avec sa date de consultation. Ce que nous n’avons pas pu sourcer n’est pas affirmé.

Regardez le dossier avant d’en parler

Téléchargez l’exemple, déposez-le dans l’outil, puis dites-nous ce qu’un de vos dossiers réels exigerait de plus.